jeudi 8 août 2013

#05 Hybrides

Dans la rubrique Papier recyclé




#L'idée

Venue pendant un reportage ARTE sur les nouveaux animaux de compagnie à la mode : les hybrides. Ils ont vu le jour dans les années 80 en Amérique. Le but est de posséder un animal présentant toutes les caractéristiques morphologiques (ou presque) d'un animal sauvage. L'homme a une fois de plus tenté de soumettre le sauvage. Le dominer. Le mettre au bout d'une laisse. L'expérience a presque fonctionné. Plusieurs nouvelles races ont vue le jour...

Thèmes à aborder : manipulation génétique, marché noir, hybridation, usines à chat et à chien, contrebande, évolution, sélection naturelle...

Les scientifiques vont trouver un moyen de supprimer le frein du faible taux de natalité, chez les chats comme chez les chiens. La conquête du marché asiatique début au moment ou celui de l'Europe explose.
Les hybrides sont inadaptés à la vie en ville. Et même si les félins ne causent que des problèmes mineurs, la chose est différente avec les Wolf-dog. Les propriétaires sont rapidement pris de court face au comportement sauvage de leur animal. Des enfants sont tués, des adultes grièvement blessés. Aucun refuge n'accepte d'accueillir ces animaux jugés trop dangereux. Ceux-ci sont donc abandonnés en périphérie de ville. Rapidement la population de Wolf-dog explose et avec elle le nombre d'accident grave. Des meutes se reforment et comme chez leurs cousins sauvages, elles entrent en chasse.

Venu du Canada, X, biologiste spécialisé dans le comportement des canidés, vient prêter main forte au gouvernement Français submergé par cette menace d'un nouveau genre. Lui même a déjà assisté au même scénario dans sa ville natale. Mais il va se heurter aux idées préconçues de ses interlocuteurs qui ne comprennent décidément rien à l'urgence de la situation : Un super-prédateur d'un nouveau genre se tien près à s'imposer dans la chaîne de l'évolution. Et il ne peut exister qu’un seul super-prédateur par territoire.


Aidé d'une jeune étudiante en biologie, il va tenter d’inverser le processus. Mais plus qu’une chasse au Wolf-dog, c’est un véritable combat pour la survie qui se joue.

« Nous nous étions préparés à tout. Au terrorisme, aux épidémies, aux catastrophes naturelles et même aux extra-terrestres. Les Hybrides n’étaient pas prévus dans nos calculs. Et, autre chose, nous n’aurions jamais pu imaginer que notre place dans la chaine alimentaire puisse un jour être remise en cause. »  


#Le résumé

Les anciens parlaient du Loup.
Mais que savaient-ils de la véritable peur ?
Celle que nous avons créée de toute pièce.
Celle qui court dans nos villes à la nuit tombée.
Prends un loup.
Combine-le à un chien.
Supprime sa peur de l’homme.
Tu obtiendras un Hybride de première génération.
Un Wolf-dog.
Une aberration de la nature.



#Les liens utiles

Le reportage sur les hybrides : YouTube

#04 La Sûreté Nucléaire vue par EDF

Dans la rubrique Soupe Primitive





Jeudi 20 septembre 2012, au Ciné Quai de Saint-Dizier, s'est tenue une conférence sur la Sûreté Nucléaire. Un premier pas dans le monde des pontes... Le foie gras était bon...



Les notes prises pendant cette conférence


      "Les voitures arrivent une par une devant de Ciné Quai de St-Dizier. Vitres tintées, BMW, Audi série limitée, Pick-Up rutilants. Les grands de ce pays ne se refusent rien.

Dix-sept heures tapantes, la conférence débute : « La Sûreté Nucléaire ». Vaste programme. Monsieur X – responsable de la sûreté du parc nucléaire français – s’arme d’un micro et se lance dans une présentation détaillée de la ‘culture sécurité’. Dans la salle de cinéma rouge, chacun écoute religieusement les paroles du maître. Et même lorsque celui-ci explique avec un sérieux surprenant qu’une centrale se compose de trois circuits indépendants, personne ne moufte.

—     « Chut derrière ! La pièce de théâtre a commencé !

Monsieur X expliquant à une assemblée de DRH, de responsables EDF, de commissaires de l’ASN et de représentants AREVA que la fumée qui sort des tours réfrigérantes n’est en réalité que de la vapeur d’eau. Risible. Il n’y a dans la salle aucune équipe de presse, aucune personne étrangère au milieu. Rien qui puisse justifier cet acte sur-joué et ces dessins de vulgarisation tout droit tirés d’un livre de physique niveau collège.

On parle de la loi TSN du 13 juin 2006, loi sur la Transparence et Sûreté Nucléaire. Sauf que rien dans l’histoire n’est transparent. On nous dit ce qu’on veut bien nous laisser entendre. Le débat est inexistant. Les questions préparées d’avance.

Dans un coin de la salle, un monsieur sécurité scrute les rangs, main en suspend au dessus de son talkie-walkie. Fin prêt à dégainer si jamais un activiste Greenpeace venait à surgir de derrière un fauteuil. Rien ne se passe. Dommage. Les pontes continuent à se caresser dans le sens du poil, ventant les mérites de leur dernier bébé EPR. Tellement plus sûr, tellement plus rentable. Personne n’est là pour leur rappeler que le temps de construction a été multiplié par trois et le budget par deux.  Personne non plus pour leur signaler que le chantier de Penly est à l’arrêt. Quant au contrat qu’EDF vient de perdre aux Etat-unis pour non compétitivité des EPR face au gaz de Schiste, l’évoquer serait comme parler du dahu en plein milieu d’une réunion Tupperware.

 Le dahu, ça n’existe pas. 

A la sortie, coupes de champagne et toast de foie gras nous attendent. Les grands discutent de la pluie et du beau temps, verre à la main. Je les entends se féliciter de cette conférence. ‘Un pas de plus vers le progrès’ selon eux."

Dans ma tête résonne une phrase, celle extraite du rapport n°151 de l’OMS :

« Cependant, du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude. »

Cette rencontre se trouvera naturellement sa place dans mon projet d'écriture : Green Cake

#03 Green Cake


Dans la rubrique Papier recyclé.


Yellow cake

#L'idée

Je ne suis partie de rien sinon d'une vague volonté de parler écologie. Mais sans pour autant pondre quelque chose de moralisateur à la Yann Arthus Bertrand sur fond de musique violon. Pour cela, j'ai créer Jacky. Jacky, c'est mon héroïne. Une fille paumée sans la moindre connaissance en matière de problématique écologiques. Elle est accro au McDo et à son petit train de vie d’étudiante  C'est donc à travers son regard brute de décoffrage qu'on découvre les coulisses d'un grand groupe altermondialiste : Green World. 
L'idée concrète est venue au fur et à mesure, pendant que j'écrivais le plan détaillé. Avant, j'avais seulement dressé une liste des points que je voulais aborder, des marqueurs qu'on devait retrouver dans les différents chapitres : la nourriture végétarienne, les toilettes sèches, les bracelets de la paix, etc... Je joue beaucoup avec les clichés. Tous mes personnages écolo portent par exemple des rastas. Mais sous des rastas ne se cache pas toujours qui l'on croit...


#La méthode

Pour ce roman, je me suis essayée à la méthode dite 'des flocons' expliquée et détaillées par Kanata sur le site [Espaces Comprises]. Cette méthode compte plusieurs grandes étapes que vous retrouverez ICI. 
Et bien sûr, la petite Boule-de-Suif est de la partie !


#Résumé

Jacky vient de foirer sa troisième année de Licence de Bio. La rage au ventre, elle tague un gros ‘fuck’ sur les murs de sa fac, prend sa valise, son chien, trois petites culottes et une brosse à dent et monte direction la capitale. Sa destination : les locaux de Geen World. L’enseigne far du combat écolo.
Dans la salle d’attente pour rencontrer le leader du groupe, elle s’y voie déjà. Ses actions futurs, son nom dans les journaux : « Capitaine Jacky qui monte à l’assaut des baleiniers Japonais. », « Jacky, la tueuse de pollueurs », « Sauvons les gorilles de Centre-Afrique avec Jacky ! »…
Mais ça, c’était avant de rencontrer Nô, le boss. Nô est à l’image de son surnom. Étrange  Très étrange. Bouffeur de tofu, fervent pratiquant des toilettes sèches, adorateur de composte et tresseur de bracelets de la paix à ses heures perdues, il règne seul sur son peuple végétarien. Accueillie dans le groupe, Jacky va devoir abandonner ses habitudes McDo-Kebab et s’initier au gout subtil des insectes grillés, à la salade d’Aloès et à la purée de topinambour, pissenlit, ortie et gingembre.
Les missions s’enchaînent sous le logo vert du groupe et Jacky collectionne les sésames. Après la distribution de tractes en papier recyclé, elle passe au torpillage de débat EDF, puis au poste ô combien convoité de ‘Chaîne Humaine’. Comme ultime consécration, Nô l’autorise à intégrer le groupe d’élite Green Cake.
Sa mission ? Infiltrer une centrale nucléaire et taguer le logo du groupe sur l’un des dômes des réacteurs. Les parachutistes, s’est démodé, les gens veulent de l’indélébile.
Inutile de vous préciser que rien ne va se passer comme prévu.

#Bonus
Logo Green World - Une création de Shuräan Eljira

#Les personnages

Tous les personnages sont à retrouver sur Pinterest !


#Les liens utiles

Le site de Franck Labat alias Kanata : www.francklabat.com
Le site [Espaces Comprises] : espacescomprises.com

Le site du Co-Lecteurs pour suivre le challenge : co-lecteurs/Luna-Negra-Green-Cake
Les étapes de la méthode du flocon : espacescomprises.com/series/methode-flocon




#02 GreenWashing

Dans la rubrique GreenSoul.
  
Du blanc plus blanc que blanc
Du vert plus vert que vert


Le Greenwashing, c'est quoi ? 

Si je vous parle de brainwashing, c'est plus clair ? Le greenwashing, c'est un lavage de cerveau de couleur verte. Cette couleur qu'on retrouve absolument partout depuis qu'elle est associée à la protection de l'environnement. Appelé aussi écoblanchiment, ce procédé marketing consiste à donner une image responsable et écologique d'une marque, d'un produit ou d'un groupe. Il suffit d’ouvrir l’œil pour se rendre compte qu’il est partout : télé, publicités, emballages, rapports, logos… La vague verte est sur nous. Mais y'a quoi en dessous ?

L’écologie, c’est à la mode. Avant, acheter un produit ‘écolo’, c’était s’afficher marginal, hippie, ermite ou aveugle. Mais les marques ont bien compris ce revirement de situation. Les consommateurs ont besoin de se décomplexer tout en continuant à consommer. Alors le choix est vite fait, entre un paquet de gâteaux orange fluo affublé de la mention « contient de l’huile de palme issue des palmerais de Bornéo responsables de la déforestation et de la destruction des écosystèmes locaux » et un autre, vert, sur lequel serait écrit « Naturel », le choix est vite fait. Peut importe ce qu’il contient réellement.

Le but n'est pas de diminuer la pollution ou l'impacte sur l'environnement. Le but est de s'adapter à son temps. Un temps qui s’intéresse à l'écologie. 

L’information est manipulée pour détourner le consommateur du produit, lui faire croire qu’un tel achat est une action qui favorise l’environnement. Mieux encore ! Le vert a le pouvoir de décomplexer lors de l'achat, de le justifier aux yeux de tous.

Parmi les procédés de GreenWashing couramment utilisés, on retrouve :

1- La mise en avant d’un visuel qui sent bon l’écologie : champs, herbe, rivière, éoliennes, forêt, animaux, couleur verte, cadre naturel etc…
2- L’utilisation de terme alléchants mais assez flous : CO², écologique, naturel, zéro impact, inépuisable etc…
3- L’absence de preuves.
4- Le mensonge bien sûr. Souvent par omission. On nous présente un produit ‘écolo’ sans nous dire qu’un seul de ses composants l’est véritablement.

NB: Le Coca, c'est rouge ? Et bah non ! Maintenant, il existe du Coca post GreenWashing ! Non, non... Vous ne rêvez pas. Il s'agit bien d'une nouveauté de Coca-Cola : Coca-Cola life lancé en Argentine, dans lequel on utilise maintenant de la stevia. Quant à savoir de quoi est composé le reste de la boisson et dans quel cadre elle est produite, ça, c'est une autre histoire...

#01 WindowFarm


Dans la rubrique GreenSoul.

Aujourd’hui, petit zoom sur un système plus qu’originale venu de New York : les Windowfarm. Ou de manière plus basique, comment construire une mini ferme derrière ses fenêtres. 

Je vais ici exposer le principe et vous mettre en lien avec les différents sites sur lesquels on trouve plein d’informations. Mais comme j’ai prévu de mettre en place mon propre système hydroponique dès que je serais installée dans mon nouvel appartement, je publierai des articles pour suivre l’évolution de la bête.



Ce qu’il faut savoir :

Le principe de base des Windowfarm, c’est l’hydroponie. Autrement dit, la culture sans terre dans une solution aqueuse nutritive. Les racines s’appuient sur une structure stable, inorganique et imputrescible : les billes d’argiles par exemple.

Pour créer votre WF, vous avez besoin : De bouteilles en plastiques, de pots-paniers (qui laisse bien circuler l'eau), de billes d'argiles (on peu aussi utiliser des fibres de noix de coco), d'engrais bio et d'un système de pompe qui va faire monter l'eau d'un réservoir vers la plus haute bouteille. Par un système de goutte à goutte, l'eau va circuler dans l'ensemble des bouteilles. (Les bouteilles sont encastrées tête/cul pour minimiser l'évaporation. De plus, le circuit d'eau est fermé : l'eau qui goutte de la dernière bouteille retourne dans le réservoir. Ainsi, il n'y a pas de perte de nutriments).
Premier avantage, à mon avis, pas besoin d'être un super jardinier ni un super bricoleur pour mettre cela en place. Avec ce système, le problème est réglé. Il suffit juste de faire l’appoint en eau et en engrais. Deuxième avantage, le prix : La seule chose "coûteuse" de l’installation, c'est la pompe. Mais en prenant une pompe d'aquarium, on peut s'en sortir pour moins de 15€.

La suite dès que j'aurais choisit ma fenêtre...

Pour en savoir plus sur les Windowfarms :